Fifi Bristoche

A la recherche de la petite enfance

Je suis née à Kyiv (Ukraine) à l’époque de l’Union soviétique. J’ai fait mes études à l’école des Beaux-arts, puis à la faculté de sculpture de l’Académie des Beaux-arts. La photographie a plutôt commencé comme un amusement. Mon père avait toujours son appareil sur lui. L’élément le plus magique de mon enfance consistait en une chambre noire et une image apparaissant sur un bout de papier.

Dans mon travail, je ne cherche pas tant à observer, qu’à collaborer avec des « petits hommes ». En réalisant avec eux des dessins ou des mises en scène, des déguisements, on échange des émotions, des idées, on crée une atmosphère particulière, des situations drôles ou pensives. Le but n’est pas de fixer un moment mais de le raconter.

Pour moi, la photographie est un jeu sans règles et sans fin. Ce sont des illustrations de la vie. Je réfléchis à travers l’objectif et je dévoile à chaque photo une infime partie de moi-même. Et je voudrais dans ce jeu démontrer que la vie de ces « petits êtres » ne se limite pas à sourire. Il y a parfois des réflexions, de la tristesse, ou bien de réels problèmes qui les embarrassent.

Les petits m’apprennent à revisiter ma propre enfance, même si la mienne était très différente de la leur ; à me changer et évoluer à travers ces vies d’enfants.

J’aime beaucoup le travail de Julia Blackmon pour ses images surréalistes, de Sally Mann pour ses portraits d’enfants au regard de vieux, enfin de Jock Sturges pour sa pureté.

In search of small childhood

Fifi Bristoche was born in Kyiv (Ukraine) at the period it was part of the Soviet Union. She studied in the school of Fine arts and after that she went to the faculty of sculpture of the Academy of Arts. Photography rather began as an amusement. Her father always had his photocamera on him. The most magical element of my childhood consisted of a darkroom and a picture appearing on a scrap of paper.

In her job, Fifi Bristoche does not quite try to observe, rather then to collaborate with « little men ».

By accomplishing with the children drawings or theatre staging, disguise costumes, they exchange emotions, ideas, they create a particular atmosphere, odd or thoughtful situations. The purpose for Fifi is not to fix an moment but to tell it.

For Fifi, photography is a game without rules, a never ending story. Her pictures are illustrations of life.

Fifi reflects through the objective and with every single photo she reveals an tiny part of who she is.

In this game Fifi would like to show that the life of these « little beings » is not limited to smiling. There is sometimes reflections, sadness, or real problems which embarrass them.

The little ones learns Fifi to re-visit her own childhood, even if hers differs very much from theirs; to change herself and to evolve across these children’s lives.

Fifi likes very much the work of Julia Blackmon for its surrealist pictures, Sally Mann for its old looking children’s portraits, finally Jock Sturges for its purity.

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